01 novembre 2009
les 100 livres les + lus
Trouvé chez Damocamelia et chez Mag, je me lance et vous dévoile mon score . Voici les 100 livres les + lus , j ai mis en bleu ceux que j ai lu , je ne tiens pas compte de ceux que j ai juste étudiés en extraits durant mes études de lettres / anglais .
Joue qui veut !!
1 La Bible (que l Ancien Testament)
2 Les misérables de Victor Hugo
3 Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry
4 Germinal d’Emile Zola
5 Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien
6 Le rouge et le noir de Stendhal
7 Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier
8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne
9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
10 Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas
11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol
12 Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank
13 La bicyclette bleue de Régine Deforges
14 La nuit des temps de René Barjavel
15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16 Dix petits nègres d’Agatha Christie
17 Sans famille d’Hector Malot
18 Les albums de Tintin de Hergé
19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
20 L’assommoir d’Emile Zola
21 Jane Eyre de Charlotte Brontë
22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc (pas en entier quand même)
23 Au nom de tous les miens de Martin Gray
24 Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas ( mon mari a fait le défi à la nage, ça compte ? )
25 La cité de la joie de Dominique Lapierre
26 Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley
27 La peste d’Albert Camus
28 Dune de Frank Herbert
29 L’herbe bleue Anonyme
30 L’étranger d’Albert Camus
31 L’écume des jours de Boris Vian
32 Paroles de Jacques Prévert
33 L’alchimiste de Paulo Coelho
34 Les fables de Jean de La Fontaine
35 Le parfum de Patrick Süskind
36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
37 Vipère au poing d’Hervé Bazin
38 Belle du seigneur d’Albert Cohen
39 Le lion de Joseph Kessel
40 Huis clos de Jean-Paul Sartre
41 Candide de Voltaire
42 Antigone de Jean Anouilh
43 Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet
44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45 Si c’est un homme de Primo Levi
46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur
47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
48 Les fourmis de Bernard Werber
49 La condition humaine d’André Malraux
50 Les Rougon-Macquart d’Emile Zola
51 Les rois maudits de Maurice Druon
52 Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand
53 Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë
54 Madame Bovary de Gustave Flaubert
55 Les raisins de la colère de John Steinbeck
56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol
57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
58 La mère de Pearl Buck
59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault
60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61 Des grives aux loups de Claude Michelet
62 Le fléau de Stephen King
63 Nana d’Emile Zola
64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur
65 Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway
66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
67 Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt
68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe
69 L’île mystérieuse de Jules Verne
70 La chartreuse de Parme de Stendhal
71 1984 de George Orwell
72 Croc-Blanc de Jack London
73 Regain de Jean Giono
74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
75 Et si c’était vrai de Marc Levy
76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
77 Racines d’Alex Haley
78 Le père Goriot d’Honoré de Balzac
79 Au bonheur des dames d’Emile Zola
80 La terre d’Emile Zola
81 La nausée de Jean-Paul Sartre
82 Fondation d’Isaac Asimov ( commencé , jamais fini )
83 Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway
84 Louisiane de Maurice Denuzière
85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86 Le club des cinq d’Enid Blyton
87 Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck
88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89 Les cavaliers de Joseph Kessel
90 Jalna de Mazo de la Roche
91 J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92 Bel-Ami de Guy de Maupassant
93 Un sac de billes de Joseph Joffo
94 Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne
95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati
96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel
97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98 La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe
99 Les Thibault de Roger Martin du Gard
100 Le silence de la mer de Vercors
08 octobre 2009
vers la douceur.......
Je suis restée 2 jours et demi enfermée, pour combattre une angine blanche qui voulait me terrasser toute la semaine . Que nenni !! J' ai foncé chez le médecin dès son apparition en ce dernier jour de la Foire Internationale , ce qui m a valu une lutte de tous les instants pour enfin pouvoir trouver 10 m2 au sol d emplacement légal pour garer ma voiture.......et apprendre quelques minutes plus tard que OUF ce n'est pas la grippe .
Ce qui a de bien, quand on est malade ( parce que dans toute situation de souffrance on peut trouver une once de cotés positifs en cherchant bien ) , c'est qu on vit totalement hors du temps, on traîne, on dit n'importe quoi sous l'accès de fièvre, on se fait chouchouter aussi ..........on répond pas aux appels téléphoniques, on délègue TOUT à Monsieur . Et dès que la fièvre tombe, on cherche la distraction, c'est dans ce livre que je l'ai trouvée.
Vers la douceur est un roman à épisodes, qui raconte les coucheries de trentenaires,où le personnage principal, Jules, est un journaliste sportif qui est resté un célibataire invétéré.Il tente des plans souvent foireux.
Comme les épisodes sont déclinés dans le désordre chronologique, on a juste envie de relire le roman à la lecture de la dernière page. Innovation littéraire sans doute chez cet auteur que nous connaissons tous pour son célèbre roman" Entre les murs" adapté l an dernier au cinéma. Voilà, je suis juste conquise par la plume de ce professeur de lettres en disponibilité..........
11 août 2009
petit bilan de l'été
clic clic sur la photo pour les détails
Et voilà ce que j avais emmené dans ma valise et que j'ai dévoré tout cru !!
Vous avez reconnu le best seller L'élégance du hérisson , que je place en tete ex equo avec Le journal d'une femme adultère . Ce dernier a été sélectionné par le mag Lire comme meilleur livre de 2007, moi j avais juste attendu d avoir un peu de temps pour pouvoir m'y plonger vraiment, car 948 p qui vous tiennent en haleine et que vous devez laisser pour cause d'autres tâches plus pressantes, c'était trop frustrant ! !
Alors, vraiment, un grand coup de chapeau à Curt Leviant et à sa traductrice, car, cette histoire d'amour est pétillante à souhait....et à votre avis, est-ce la couleur de la couverture ou la photo évocatrice de charme qui a porté beaucoup de regards sur mes mains à la plage ????????
Tous ces livres sont très différents les uns des autres, que dire de Seule Venise qui m 'a transportée d'un coup de train sur l'univers brumeux de Venise? c'est une écriture qui m'a beaucoup marquée également , de part sa prose poétique et son côté mystérieux ..... Merci merci Sev de me l'avoir confié , il a voyagé dans sa jolie pochette, et il n a pas pris une ride !!
Slam était une lecture de boulot, sympa mais que je n'aurais pas forcément achetée, bien que je connaisse et apprécie l'humour décalé de l'auteur .
Quant à Rupture de contrat, j'ai été vraiment déçue, une intrigue fade, une ambiance un peu trop sportive et commerciale à mon gout , et puis je garde un souvenir tellement positif de Ne le dis à personne.......que forcément, y a pas photos!!
Sinon , bien sur, deux écharpes sont nées au crochet, je vous en parlerai une prochaine fois.........vous les apercevez déjà ici.

30 juin 2009
coup de coeur
La corniche Kennedy est un sous-quartier du 7 ème et chiquissime arrondissement, elle est connue à Marseille pour son long banc( le plus long du monde) qui délimite une promenade à la vue imprenable. C'est aussi une voie rapide avec un dénivelé vertigineux, limitée à 50 km/h, où les automobilistes faute de prudence foncent volontiers dans le décor.........je ne l'emprunte jamais la nuit. Voici un aperçu de ce qu'on voit au volant :
Dans ce 4ème roman de Maylis de Kerangal, la corniche Kennedy y apparaît telle un personnage, dégageant une aura auprès des jeunes qui viennent s'y regrouper volontiers, au gré des moments creux de leur existence. Ces ados qui se déplacent en bande et qui occupent les plateformes de rochers en contre-bas de la route. Ils viennent y relever des défis, pousser les limites du danger, y découvrir aussi les premiers sentiments amoureux.
Une écriture à la fois très raffinée et un fond d'enquête policière, une chronique des moeurs adolescentes qui met en scène un paysage pittoresque. Un roman qui redonne le goût de la belle prose............
07 mars 2008
C'est la semaine de la poésie
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Une petite pause lyrique, avec ce joli poème de Lamartine pour tous les amoureux !!
Chant d'amour (I)
Naples, 1822.
Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre,
Le doux frémissement des ailes du zéphyre
À travers les rameaux,
Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives,
Ou le roucoulement des colombes plaintives,
Jouant aux bords des eaux ;
Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime,
Tes cordes exhalaient ce langage sublime,
Divin secret des cieux,
Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole,
Les anges amoureux se parlent sans parole,
Comme les yeux aux yeux ;
Si de ta douce voix la flexible harmonie,
Caressant doucement une âme épanouie
Au souffle de l'amour,
La berçait mollement sur de vagues images,
Comme le vent du ciel fait flotter les nuages
Dans la pourpre du jour :
Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille,
Ma voix murmurerait tout bas à son oreille
Des soupirs, des accords,
Aussi purs que l'extase où son regard me plonge,
Aussi doux que le son que nous apporte un songe
Des ineffables bords !
Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière !
Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière
Ma vie et ton amour !
Ton regard languissant est plus cher à mon âme
Que le premier rayon de la céleste flamme
Aux yeux privés du jour.
14 février 2008
Un joli texte
La boutique des caresses. Issu du livre de Jacques Salomé, Je t'appelle tendresse. Acquis au festival du livre de Mouans -Sartoux . Certaines devraient s'y reconnaître........ et au moins un lecteur de ce blog.
Elle ouvrit le journal, repéra tout de suite l'annonce " Pas de porte à louer-125 M2 - tout commerce- rue peu passante- plein centre ville-ensoleillement plein sud."
A midi elle avait visité, signé le bail, vu un décorateur. Le soir même- tard dans la nuit- elle inventait un emballage original pour transporter les caresses fragiles. C'était tout simple deux mains ailées formant une "boite d'intimité" légère mais solide et pratique.
Trois semaines plus tard, la "boutique des Caresses "ouvrait ses portes. Elle hésita longtemps sur le nom à donner à ce lieu magique où chacun pouvait venir proposer, offrir ou échanger des caresses en trop, usagées ou trop nouvelles pour être reçues. Elle se décida finalement pour un nom très proche de ses rêves Le Jardin des Caresses.
Cette boutique avait une particularité, rien ne s'y " vendait ", au sens habituel du terme, c'est à dire avec de l'argent/ Tout s'échangeait uniquement par regards, gestes, mimiques ou plus simplement encore par "l'intensité des intentions". Des trocs se faisaient d'élans à désirs, de désirs à offrandes, d'offrandes à rencontres. En effet dans le domaine de la caresse très rapidement les mots deviennent encombrants et inutiles. Aussi les échanges se faisaient-ils comme dans un ballet dont la musique aurait été portée par chaque danseur et la chorégraphie le reflet d'appels et de réponses venus du plus loin des attentes de chacun.
Ici au "Jardin des caresses" chacun pouvait venir avec une caresse non aboutie, une caresse perdue, une caresse mal reçue, pour l'offrir, l'échanger ou simplement l'aérer, lui redonner un peu de vie, la dépoussiérer, par exemple, de ses angoisses et de ses lassitudes.
Certains amenaient leur caresseen promenade, d'autres venaient comparer et d'autres encore s'ingéniaient, en vain, à marchander et à dénigrer....
Il y eut même quelques exhibitionnistes avides d'étaler des caresses dénudées de tout sentiment.
Des pervers aussi, attirés par l'innocence des plus généreux.Mais les plus nombreux furent les pudiques, ceux qui n'osaient montrer leurs besoins ou leurs ressources et les gardaient comme un trésor inestimable et secret au plus profond de leur peur et de leur détresse.
On voyait aussi des capitalistes de la tendresse essayant de s'enrichir encore plus, thésaurisant sans relâche l'ombre même d'une caresse et dépouillant les éternels prolétaires de l'amour. Seuls les sans- logis du coeur, les exclus de la tendresse, ceux qui ne savent pas s'abandonner à la folie des rencontres et qui consomment l'affection - comme leur pain quotidien-avec prudence et parcimonie n'osaient s'approcher de la boutique des caresses.
Vinrent également les affamés du partage, les sous-alimentés du partage, les sous-alimentés de l'âme, les boulimiques du coeur et les obèses de la demande. Et tous ceux qui n'avaient rien à donner, que la violence et le désespoir de leur manque.
Bientôt le "Jardin des caresses" fut le lieu le plus achalandé de la ville. On venait s'y rencontrer pour un plaisir rare, celui de la liberté d'être. Hommes, femmes, enfants, vieillards des deux sexes s'y pressaient.
La boutique, trop petite, débordait sur le trottoir, se répandait dans les rue avoisinantes.
Le quartier devint un immense bazar, le souk de tous les besoins, la foire de toutes les attentes, la brocante des réconciliations, le marché ouvert des relations en réciprocité sans dominants, ni dominés.
Il devint bientôt impossible de stocker toutes ces caresses en attente d'être reçues. Certaines vieilles filles venaient déposer plusieurs fois par jour des caresses devenues aigres parce que retenues trop longtemps. Les anorexiques du recevoir et les diarrhéiques du donner se fuyaient dès qu'ils se croisaient. Des monomanes perclus de rhumatismes réclamaient toujours la m^me caresse, la seule, l'unique, celle de leur rêve le plus fou, celle qu'ils attendaient depuis toujours et qui n'était jamais venue. On voyait m^me certains hommes venir offrir des caresses périmées déjà offertes plusieurs fois.
D'autres , les maquignons de la relation, arrivaient avec des caresses repeintes, habillées de toutes les séductions possibles, accompagnées des gadgets les plus sophistiqués.
Les enfants, ah les enfants, ils inventaient , jouaient avec des caresses nouvelles, proposaient des trocs incroyables......un sourire contre un regard bleu, un calin doux contre un baiser orange, un abandon étoilé contre une respiration silencieuse..............
Les enfants au corps lisse et rond ne s'encombraient pas de caresses inutiles, ils savaient, eux, offrir et recevoir, mais aussi faire circuler et transmuter les sensations en émotions, les émotions en contacts et les contacts en échanges.
Ils réinventaient en riant l'énergie de la vie. Les enfants de tout âge fréquentaient avec un enthousiasme jamais déçu le " Jardin des caresses". ils étaient chez eux dans ce lieu. L'impalpable du désir, le goût du bonheur, l'odeur du bon circulaient dans la "boutique des Caresses", traversaient la rue, inondaient les autres quartiers.
Une émeute eut lieu , un jour où Julie s'était absentée de la boutique, malade d'avoir vu tripoter et passer de main en main, puis déchirer comme un vulgaire coupon de tissu en solde, une de ses plus belles caresses.
Pendant sa convalescence elle comprit que chaque caresse est unique, éphémère et portative comme le bonheur. Elle sentit combien certaines caresses doivent rester secrètes au creux d'une intimité personnelle et comment une caresse pour s'enflammer doit être agrandie par celui qui la reçoit. Elle se rappela avoir lu des années auparavant cette phrase qu'elle n'avait pas comprise alors, "il arrive pafois à la peau de caresser la main..."
Elle découvrait qu'une caresse naît bien avant la rencontre, mais ne paut vivre et s'épanouir que dans un échange émerveillé et unique. Car s'il arrive quelquefois à la réalité d'éblouir m^me les rêves les plus fous, il faut beaucoup d'amour pour cela.....................
Ainsi finit l'aventure du "Jardin des Caresses".
Et Julie ne donna plus ses caresses qu'à ceux et à celles à qui elles étaient destinées en priorité.
Parfois
un grand élan gonflait encore sa gorge et ses reins.
L 'émotion de toutes les caresses qu'elle portait en attente faisait étinceler son regardou transformait son geste en abandon, une offrande au bout des doigts.
SI un jour vous rencontrez Julie, alors n'hésitez pas..............
écoutez l'élan de vos propres caresses.
21 janvier 2008
En ce début de semaine, je vous livre une maxime issue de ce livre :
Alors , si vous vous sentez concerné , j'espère que cela vous aidera dans votre journée !!!!!!
10 décembre 2007
Schopenhauer ne croyait pas si bien dire!!
"L'activité est indispensable au bonheur ; il faut que l'homme agisse, fasse qqchose si
cela lui est possible ou apprenne au moins qqchose; ses forces demandent leur emploi,
et lui-même ne demande qu'à leur voir produire un résultat quelconque. Sous ce rapport
, sa plus grande satisfaction consiste à faire, à confectionner qqchose, panier ou livre ;
mais ce qui donne du bonheur immédiat, c'est de voir jour par jour croître son oeuvre
sous ses mains et de la voir arriver à sa perfection. Une oeuvre d'art , un écrit ou
même un simple ouvrage manuel produisent tout cet effet; bien entendu, plus la
nature du travail est noble, plus la jouissance est élevée. " bien compris ?
Je vous souhaite une bonne semaine .
03 décembre 2007
Un conte africain
Voici un conte d'Henri Gougaud, issu de son recueil Contes d'Afrique . J'ai eu la chance de le rencontrer sur scène lorsque je travaillais sur Paris. Ces écrits sont porteurs de sens................
Le rayon de Lune
Quand il vécut ce que je vais vous dire, Mackam était un jeune homme au coeur bon, à l'esprit rêveur, à la beauté simple. Il souffraît pourtant d'une blessure secrète, d'un désir douloureux qui lui paraissait inguérissable et donnait à son visage, quand il cheminait dans ses songes, une sorte de majesté mélancolique. Il voulait sans cess savoir. Savoir quoi, il n'aurait su dire. Son désir était comme une soif sans nom, une soif qui n'était pas de bouche, mais de coeur. Il lui semblait que sa poitrine en était perpétuellement creusée, asséchée. Il en tombait parfois dans un désespoir inexprimable.
Il fréquentait assidûment la mosquée, mais dans ses prières, ce n'était pas le savoir qu'il désirait. Il les disait pourtant tous les soirs, lisait le Coran, cherchait la paix dans la sagesse. Il s'y décourageait souvent. En vérité, plus que les paroles sacrées, il goûtait le silence qu'il appelait à voix basse : "le bruit du rien", à l'heure où la lune s'allume dans le ciel.
La lune, il l'aimait d'amitié forte et fidèle. Elle lui avait appris à dépouiller la vie de ses détails inutiles. Quand elle apparaissait, il la contemplait comme une mère parfaite. Sa seule présence simplifiait l'aridité et les obstacles du monde. Ne restait alentour que la pointe de la mosquée, l'ombre noire de la hutte, la courbe pure du chemin, rien d'autre que l'essentiel, et cela plaisait infiniment à Mackam.
Or, une nuit de chaleur lourde, comme il revenait, le long du fleuveaux eaux sombres et silencieuses, de l'école coranique où il avait longtemps médité, l'envie le prit de dormir dans cette tranquilité où son âme baignait. A la lisière du village, il se coucha donc sous un baobab, mit son Coran sous sa nuque, croisa ses doigts sur son ventre et écouté les menus bruits du rien, alentour. Le ciel était magnifique. les étoiles brillaient comme d'innombrables espérances dans les ténèbres. 
Le coeur de Mackam en fut empli d'une telle douceur que sa gorge se noua. "Savoir la vérité du monde, soupira t il, savoir !" Ce mot lui parut plus torturant et beau qu'il ne l'avait jamais été jusqu'à cette nuit délicieuse. Il regarda la lune.
Alors il sentit un rayon pâle et droit comme une lance entrer en lui par la secrète blessure de son esprit. Aussitôt, le long de ce rayon fragile, il se mit à monter vers la lumière. Cela lui parut facile. Il était soudain d'une légèreté merveilleuse. Une avidité jubilante l'envahit. La pesanteur du monde, les chagrins de la terre lui parurent bientôt comme de vieux vêtements délaissés. Il se dit qu'il allait enfin atteindre cette science qu'il ne pourrait peut-être jamais apprendre à personne, mais qui l'apaiserait pour toujours. Il bondit plus haut. Les étoiles disparurent alentour de la lune ronde.
Il se retint de respirer pour ne point rompre le fil qui le tenait à l'infini céleste. Il s'éleva encore, parvint au seuil d'un vide immense et lumineux. 
C'est alors qu'il entendit un cri d' enfant lointain, menu, pitoyable. Un bref instant, il l'écouta. Quelque chose en lui remua, un chagrin oublié peut-être, un lambeau de peine terrestre emporté dans le ciel. Mackam se sentit descendre, imperceptiblement. Le cri se fit gémissant dans la nuit. Il s'émut, s'inquiéta. "POurquoi ne donne t on pas d'amour à cet enfnat? " se dit il, et il eut tout à coup envie de pleurer. Il se tourna sur le côté. Il était à nouveau dans son corps, sous l'arbre.
Et dans son corps, les yeux mi-clos à la lumière des étoiles revenues, il vit la cour d'une case, et dans cette cour un nourrisson couché qui sanglotait, les bras tendus à une mère absente. Mackam se dressa sur le coude, le coeur battant, la bouche ouverte. Il n'y avait pas d'habitation à cet endroit du village. Il murmura :
- Qui est cet enfant?
- C'est toi -m^me, répondit une voix fluette, au-dessus de sa t^te.
Il leva le front, tendit le cou et vit un oiseau noir perché sur une branche basse du baobab. Il lui demanda:
-si c'est moi , pourquoi ai-je crié?
-parce que la seule puissance de ton esprit ne pouvait suffire à atteindre la vraie connaissance, lui dit l'oiseau. Il y fallait aussi ton coeur, ta chair, tes souffrances, tes joies. L'enfant qui vit en toi t'a sauvé, Mackam. S'il ne t'avait pas rappelé, tu serais entré dans l'éternité sans espérance, la pire mort : celle où rien ne geeme. Brûle toi à tous les faux, autant ceux du soleil que ceux de la douleur et de l'amour. C'est ainsi que l'on entre dans le vrai savoir.
L'oiseau s'envola. Mackam se leva et s'en fut lentement par les ruelles de son village. De-ci, de-là, devant des portes obscures, brillaient des lumières. Près du puits, l'âne dormait, environné d'insectes. Sous l'arbre de la place, une chèvre livrait son flanc à ses petits. Au loin un chien hurlait à la lune. Pour la première fois, elle parut à Mackam comme une soeur exilée et il se sentit pris de pitié pour elle qui ne connaîtraît jamais le goût du lait et la chaleur d'un lit auprès d'un être aimé.
Bonne lecture................
23 novembre 2007
envie de broder ?
Je poste qqs grilles issues du Hors Série De Fil en Aiguilles de Septembre 07 sur les chats.
J'avais fait 3 kiosques de la ville à sa parution car toutes les fans de matous l'avaient acheté!!! Je n'ai pas eu encore l'occasion d'en broder mais c'est déjà un plaisir des yeux de le feuilleter.
Avis aux brodeuses qui font reposer leurs épaules et leur pouce engourdis par trop de tricot!! On clique ici chat_broderie0004 .
En voilà 2 autres, je sais ils ont la tête en bas, mais un chat c'est souple!!!
J'ai trouvé cette bannière magnifique


















